MARCVS AVRELIVS PROBVS, Empereur Romain de Juin/Juillet 276 ap. J.-C. à Septembre 282 ap. J.-C.


"Tous ceux qui ont parlé de lui ont pris soin d'observer qu'il possédait éminemment dans ses mœurs la probité qu'exprime son nom." Abbé Crevier
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Bienvenue à tous les passionnés de monnaies romaines et à tous les novices en numismatique.
Ce blog est destiné à faire découvrir les monnaies romaines de l'empereur PROBUS et permettra d'en connaitre le monnayage dans son ensemble. Au fil des articles, vous y découvrirez les monnaies de ma collection pour lesquelles les commentaires vous éclaireront sur leur iconographie mais aussi retraceront l'histoire passionnante de cet empereur militaire. La publication de monnaies inédites complètera ce travail.
Bonne lecture à tous.

PROBUS COINS

Welcome to all lovers of Roman coins and all numismatic novices. This Blog will explore Emperor PROBUS's Roman coins and understand its currency. Through articles, you'll find these coins in my collection and their reviews will tell you about their iconography, as well as the fascinating history of this military emperor. The publication of unpublished coins will complete this work. Happy reading.

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CARTE DE SITUATION DES ATELIERS MONETAIRES SOUS PROBUS

CARTE DE SITUATION DES  ATELIERS MONETAIRES  SOUS PROBUS

mercredi 9 novembre 2011

Une titulature de droit en référence avec la divinité tutélaire de l'empereur. (276 apr. J.-C.)






Description :

Serdica, 276 ap. J.C., 2e émission, 3e officine .

Avers : IMP C PROBVS INVICTVS AVG (L'empereur César Probus invincible Auguste) Buste radié et drapé de Probus à droite. (Buste Bastien : A2)

Revers : PROVIDEN DEOR/*// KA●Γ, (La providence divine). La fidélité des armées (ou la concorde militaire) drapée debout à gauche entre deux enseignes faisant face à Sol Invictus radié à droite, tête à gauche, la chlamyde entourée autour du bras, levant la main droite et tenant un globe de la main gauche.
 
Poids : 3,70 g - Diamètre : 22 mm - Axe : 12h00 - Références : RIC n° 848


Commentaires : 

A la mort de Florien, l'atelier de Serdica continue à fonctionner en frappant des monnaies à l'effigie de Probus changeant simplement le portrait et gardant les mêmes revers que ceux des monnaies émises sous Florien. Cette continuité typologique cesse alors avec l'entrée de Probus en 277 apr. J.-C. dans la ville s'enrichissant de  titulatures et de types monétaires à la gloire du nouvel empereur : ADVENTUS PROBI AVG, VIRTVS PROBI AVG, RESTITVTOR ORBIS. Il est à noter la persistance d'une étoile dans le champ de la monnaie depuis le règne de Florien, étoile qui disparaîtra aussi dès la troisième émission.
Les quatre officines de l'atelier frappent le même type de revers simultanément, se différenciant seulement par la dernière lettre à l'exergue des monnaies :  A, B, Γ,  et Δ. 

Les scalptores de Serdica sont parmi les graveurs les plus habiles pour effectuer des revers et des bustes  comportant des détails d'une grande qualité. La scénographie de revers (PROVIDEN DEOR) nous présente la fidélité des armées (ou la concorde militaire, personnage que l'on retrouve seul à l'identique sur d'autres revers ; le RIC semble l'identifier à tort comme la providence) et Sol Invictus. Cette scène confirme  d'une part la continuité du culte de Sol Invictus, introduit par Aurélien les années précédentes est abondamment repris dans le monnayage de Probus et d'autre part la réunification militaire des troupes ayant suivi Florien, maintenant rattachées à l'armée du nouvel empereur. La concorde militaire entre deux enseignes, saluée par Sol, témoigne de ce besoin d'union entre les différentes troupes militaires pour combattre ensemble les attaques barbares menaçant l'empire depuis trop longtemps. Sol donne ici une légitimité politique à Probus en  protégeant ainsi les troupes  réunies avant le départ pour la guerre. Le rôle propagandiste religieux de ces frappes monétaires approuvant la politique impériale est d'autant plus efficace que ces monnaies étaient sans doute destinées à payer les soldats.

De nombreuses titulatures enthousiastes, presque lyriques et emphatiques à la gloire l'empereur caractérisent les monnaies émises lors de cette émission. L'ajout de noms et d'adjectifs variés dans les titulatures de droit (Bono, Deo, Domino, Perpetuo, Pius ou Invictus comme sur cette monnaie) mettent en avant les qualités militaires et religieuses de l'empereur. En le qualifiant d'INVICTVS, la titulature lui confère un statut presque divin à l'image de Sol, son dieu tutélaire. Partant combattre l'ennemi qui menace la suprématie de l'empire romain, l'atelier de Serdica consacre cet empereur militaire protégé des dieux comme l'ultime gardien de la tranquillité territoriale de l'empire.

 
Détail de l'avers

mercredi 26 octobre 2011

Les voeux décennaux et vicennaux renouvellés par Probus en 279 apr. J.-C.



Description :

Ticinum, 279 ap. J.-C., 5ème émission, pas de marque d'officine. 

Avers : IMP C M AVR PROBVS AVG CONS III, (L’empereur César Marc Aurèle Probus Auguste, consul pour la 3e fois). Buste de Probus à gauche, radié en habit consulaire tenant un scipio de la main droite. (Buste Bastien : H)

Revers : VOTIS X ET XX FEL , Vœux décennaux et vicennaux heureux à venir). Légende sur 3 lignes dans une couronne de laurier.

Poids : 2,92 g - Diamètre : 20 mm - Axe : 12h00 - Référence : RIC n°460

Commentaires :

Cette monnaie est émise à Ticinum au début de l'année 279 ap. J.-C., après le passage de Probus dans la ville (été 278 ap. J.-C.). A partir de la fin de l'année 278 et toute l'année 279 ap. J.-C., l'empereur restera  cantonné à Siscia.

La titulature de cette monnaie semble donc indiquer une émission spéciale commémorant le troisième consulat du prince débutant en Septembre 278 apr. J.-C. Cette abréviation inhabituelle CONS pour consul se retrouve uniquement sur les frappes de l'atelier de Ticinum dans le monnayage de Probus.

Le revers nous indique que Probus renouvelle les vœux décennaux et vicennaux au cours de cette année. Ces vœux tenaient une place considérable à Rome dans la vie publique et officielle pendant la période impériale. C'était comme un contrat, un pacte conditionnel, entre l'homme et la divinité invoquée. Ils étaient proposés par l'homme qui en fixait lui même les règles. Au moment ou les vœux étaient formulés, ils étaient dit susceptum ou conceptum :  l'engagement était pris et le contrat passé. l'empereur demandait une faveur et en échange, lorsque elle se réalisait, il offrait un temple, des sacrifices ou encore des jeux en l'honneur de la divinité. Cette dette n'était seulement acquittée quand la divinité avait accordé ce qui lui avait été demandé.
Les vœux périodiques portaient généralement sur l'issue heureuse d'une guerre ou des négociations engagées, sur l’approvisionnement de la ville en cas de disette ou simplement contractés  pour le salut et la prospérité de l'empereur et de la maison impériale, comme cela semble être le cas pour cette monnaie.
Dès la période républicaine, ces vœux étaient renouvelés pour plusieurs années consécutives (vœux quinquennaux, décennaux ou encore vicennaux). Ces vœux publics périodiques étaient contractés et accomplis par les consuls, le jour de leurs entrée en fonctions. De même, les nouveaux empereurs s’acquittaient des vœux contractés un an plus tôt par leurs prédécesseurs et  en contractaient aussi de nouveaux  au nom de l'état romain ou en son nom envers une divinité (pour Probus, il semble que se soit un contrat avec Sol Invictus). 


 Detail du revers

samedi 8 octobre 2011

Une allégorie personnifiant Siscia, la Save et le Colapis. (277 apr. J.-C.)

 

Description :

Siscia, 277 apr. J.C., 4ème émission, 3ème officine.

Avers : IMP C M AVR PROBVS AVG, (L'empereur César Marc Aurèle Probus Auguste). Buste de Probus radié et cuirassé à droite. (Buste Bastien : B)

Revers : SISCIA PROBI AVG //  XXIT, ( Siscia la ville de l'empereur Probus). Siscia drapée, assise au centre sur un trône, tête et jambes tournées à gauche, tenant un diadème des deux mains. la Save à gauche et le Colapis à droite versant de l'eau d'une cruche, nageant dans les flots.

Poids : 3,77 g - Diamètre : 21 mm - Axe: 6h00 - Références : RIC n° 765

Commentaires :

Probus arrive à Siscia en 277 apr. J.-C., donnant l'occasion à la ville d'offrir une grande fête d'adventus à "l'enfant du pays", Sirmium sa ville natale n'étant pas très éloignée. Cet évènement s'accompagne d'une émission d'or attestant les fastes déployés pour cette cérémonie. Mais Probus reste préoccupé par la ratification de son titre par le Sénat.  Il décide alors de se rendre à Rome pour légitimer son règne, laissant  une partie de ses troupes dans la ville. L'atelier balkanique continuera à frapper d'abondantes émissions monétaires même en l'absence de l'empereur afin de payer les garnisons militaires restées à Siscia.

L'iconographie de revers nous offre une représentation allégorique de la ville et de deux affluents du Danube qui se réunissent à cet endroit. Cette opportunité géographique offre entre autres avantages des voies navigables qui ont permis un bon développement des échanges commerciaux de la ville.

  • Savus, la Save (Sava en langues balkaniques) est un affluent du Danube, navigable sur 593 kilomètres entre Belgrade et Sisak (anciennement Siscia). Il coule à travers quatre pays : la Slovénie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine et la Serbie.  Il se jette avant Belgrade dans le Danube. Mesurant 945 kilomètres de long, il est le plus important affluent du bord droit du Danube.
  • Colapis, le Colapis (Kupa ou Kolpa en langues balkaniques) est une rivière confluant dans la Save à Sisak (Siscia). Elle prend sa source en Croatie et forme la frontière naturelle entre le nord-ouest de ce pays et le sud-ouest de la Slovénie. 
Cette quatrième émission est frappée dans six officines différenciées par les marques à l'exergue (P, S, T, Q, V et VI)  associées à la marque de la réforme d'Aurélien (XXI). Si nous observons la marque à l'exergue de cet exemplaire, nous constatons que la lettre Q, notant la 4ème officine, a été changée  par un T, notant la 3ème officine. Nous pouvons distinguer par ailleurs que la queue de la lettre Q antérieurement gravée reste encore bien visible. Ce changement de lettre d'officine corrigé par le scalptor (retrouvé pour un seul coin de revers du type), nous laisse penser que le même graveur fournissait des coins simultanément pour plusieurs officines, du moins pour les officines 3 et 4. Notons sur cet exemplaire une cassure de coin à 6h00. Ce revers fut émis simultanément par 4 officines : T, Q, V et VI.


 
Détail du revers

mercredi 21 septembre 2011

La Concorde (Homonoia) d'Alexandrie de l'an V (279 - 280 apr. J.-C.)

.



Description:

Alexandrie, 279-280 apr. J.-C.

Avers : A K M AYP ΠPOBOC CEB. (L'empereur César Marc Aurèle Probus Auguste). Buste lauré et drapé de Probus à droite.

Revers: LE. (An V). Homonoia (la Concorde) debout à gauche, drapée, levant la main droite et tenant une double corne d'abondance de la main gauche.

Poids : 8,74 g - Diamètre : 19 mm - Axe : 12h00 - Références : Sear n°12133 - Milne n°4595 - Dattari n°5534 - BMCG 2418

Commentaires :

Ce tétradrachme d'Alexandrie nous présente une allégorie classique dans le monnayage de ce IIIe siècle ; Homonoia pour les Grecs, Concordia pour les Romains, était la fille de Zeus et de Praxidiké, sœur d'Areté (la Vertu) et de Ktésios (le protecteur du foyer) selon un auteur alexandrin. Elle porte une double corne d'abondance, symbole de la prospérité et de la richesse portée par les dieux. Les Grecs lui avaient consacré un autel à Olympie. D'après Apollonius de Rhodes (ARG.II,718), les Argonautes lui auraient aussi construit un sanctuaire dans l'île de Thynias. 
Chez les romains, elle est le symbole de l'union politique entre les habitants d'une même région et de la bonne entente des citoyens entre eux (ainsi qu'au sein de la famille). Au début de l'histoire de Rome, on retrouve cette divinité sous les traits d'une Venus Cloacina qui aurait présidé l'alliance entre les romains et les Sabins. Le premier temple qui lui fut consacré sur le forum par Camile en 367 av. J.-C. n'existe plus. Un second construit en 304 av. J.-C. par Cn. Flavius, un troisième en 121 av. J.-C. par le consul Opimius, vainqueur de C. Gracchus et un quatrième temple érigé par L. Manlius au commencement de la deuxième guerre punique témoignent de la grande attention portée à cette divinité. Sous l'empire, cette divinité prend un caractère plus politique s'atachant à la personnalité même de l'empereur. Livie lui consacrera un nouveau temple à coté du Porticus Liviae.

Cette personnification de l'harmonie et de la bonne entente illustre parfaitement les relations politiques et sociales que souhaite entretenir Probus avec la ville d'Alexandrie et les autres provinces. Cet empereur militaire, porté par sa politique de réunification de l'empire, continue la mise en sécurité des frontières avec succès. La concorde symbolise alors l'unité retrouvée : suite aux nombreuses victoires sur l’ennemi, l'entente des différents peuples est  la condition essentielle au retour tant espéré de la prospérité de l'empire.

Le style de ces tétradrachmes (encore appelés potins par certains numismates) dénote une certaine rudesse dans la gravure des coins. Les figures sont faites en ronde-bosse, ne laissant que peu de place aux détails précis. Il est clair que la nature du métal employé pour ce monnayage est complètement différent de celui de l'aurélianus utilisé par les autres ateliers. Le savoir-faire des ouvriers de l'atelier d'Alexandrie a donc adapté à la nature du numéraire à l'émission. Cette monnaie destinée à une circulation locale répond aux besoins en numéraire, engendrés par les nombreux échanges commerciaux de cette région, riche de son artisanat et de ses productions agricoles.


 Détail du revers : Homonoia

mardi 12 juillet 2011

Le second Adventus de Probus à Serdica (280 ap. J.-C.)





Description :

Serdica, 280 ap. J.C., 4ème émission, 4ème officine .

Avers : IMP C M AVR PROBVS PIVS AVG (L'empereur César Marc Aurèle Probus Pieux Auguste) Buste radié et cuirassé de Probus à droite. (Buste Bastien : B)

Revers : SOLI INVICTO // KAΔ●, (Au soleil invincible). Sol radié, tête à gauche, dans un quadrige vu de face, levant la main droite et tenant un globe de la main gauche, la chlamyde entourée autour du bras.
 
Poids : 3,75 g - Diamètre : 22 mm - Axe : 6h00 - Références : RIC n° 865var. (4 exemplaires connus).


Commentaires :

Probus quitte la ville de Siscia  dans laquelle il a séjourné toute l'année 279 ap. J.-C. et arrive à Serdica en ce début d'année 280 ap. J.-C. L'empereur ne fait que transiter par Serdica car il doit passer le Bosphore pour se rendre à Cyzique et mener plus loin sa campagne d’Égypte. A cette occasion, il fait rouvrir l'atelier monétaire de Serdica et fête son second Adventus dans la ville. Continuant son chemin vers l'Orient, il ouvre de même sur son passage les ateliers de Cyzique, Antioche et Tripolis afin de satisfaire les besoins en numéraire pour payer la solde de l'armée romaine engagée à ces côtés.

Cet aurélianus est issue de la quatrième émission, reclassée pour l'année 280 ap. J.-C. par P. Gysen dans son article "Nouvelles données concernant l'atelier de Serdica sous le règne de Probus.", RBN 146, pp 15-29, année 2000. De nombreuses titulatures enthousiastes, presque lyriques à la gloire l'empereur caractérisent les monnaies émises lors de ce deuxième Adventus. En effet, on assiste à une explosion de combinaisons de titulatures et de bustes différentes dont beaucoup ne sont pas répertoriées jusqu’à présent, comme cette monnaie absente du RIC avec ce buste B. L'ajout de noms et d'adjectifs variés dans les titulatures de droit (Bono, Deo, Domino, Perpetuo, Invictus ou Pius comme sur cette monnaie) mettent en avant les qualités militaires et religieuses de l'empereur, lui conférant un statut presque divin à l'image de Sol, son dieu tutélaire. Partant une nouvelle fois combattre avec ardeur l'ennemi qui menace la suprématie de l'empire romain, l'atelier de Serdica consacre sur ces monnaies ce général infatigable, ultime gardien de la tranquillité territoriale.

Exergue pointée KA.Δ.

P. Gysen émet deux hypothèses sur le rôle des points dans les marques d'officines de cet atelier. Une première hypothèse met en avant le fait que la différence entre monnaies à "exergue pointée" et "non pointée" serait le résultat d'un changement de lot de métal (lingots de billon contrôlés) pour la production monétaire des officines. En effet, le métal utilisé pour la frappe depuis la réforme d'Aurélien garantissant un taux d'argent de 1 pour 20 (noté sur les aureliani à l'exergue par XXI ou KA )  devait faire l'objet d'un contrôle accru.
La deuxième hypothèse concerne l'organisation du travail au sein même des officines : il pourrait s'agir d'un signe différenciant le travail de deux équipes de production distinctes (équipe principale signant les monnaies non pointées et équipe de renfort signant avec des points) travaillant dans la même officine de façon indépendante avec leurs propres coins de revers, une équipe suppléant l'autre dans la production monétaire. La ponctuation constituerait donc un moyen de comptage du travail de chaque équipe permettant de vérifier facilement le rendement de chacune d'elles travaillant à des horaires différents.


Titulature IMP C M AVR PROBVS PIVS AVG

samedi 2 juillet 2011

PROBUS organise sa future campagne militaire d'Orient à Siscia (279 ap. J.-C.)




Description :
 
Siscia, 279 ap. J.-C., 6ème émission, 1ère officine.

Avers : IMP PROBVS P F AVG, (l'empereur Probus Pieux et Heureux Auguste). Buste radié et cuirassé de Probus à gauche, tenant de la main droite un sceptre posé sur l'épaule droite. (Buste Bastien : F5)

Revers : CONCORDIA MILIT // XXIP, (La concorde militaire). L'empereur debout à gauche en toge recevant un globe de la concorde debout à droite .

Poids : 4,15 g - Diamètre : 22 mm - Axe: 12h00 - Références : RIC n° 666var 


Commentaires :

Probus stationne à Siscia presque toute l'année 279 ap. J.-C. et honore son troisième consulat. Après la soumission de toutes les régions de Pamphylie et des autres provinces voisines de l'Isaurie, Probus prépare sa campagne d'Orient prévue pour la fin de l'année 279, destinée à renforcer les frontières contre les Perses qui se permettaient depuis quelques temps des incursions intempestives en territoire romain. En attendant de rassembler la totalité de l'effectif de son armée, il occupe ses hommes à divers travaux d’intérêt public, profitant  par la même occasion de sa région natale.

Cette monnaie n'est pas répertoriée dans le RIC avec ce buste codifié F5 par P. Bastien. La période correspondant à un interlude militaire avant la campagne d'Orient semble modifier la propagande monétaire. Bien qu'arborant toujours la cuirasse des bustes militaires, l'image impériale se déleste quelquefois de certains attributs devenus inutiles depuis que la paix est rétablie en Occident. De fait, l'effigie de l'empereur est soulagée de son casque et  un sceptre remplace sa lance.

Cette monnaie présente également un détail de gravure inconstant au revers. La description de la scénographie de cette monnaie semble ne pas correspondre parfaitement à celle donnée dans le RIC, signalant une poignée de main entre l'empereur et la Concorde militaire. Mais si l'on observe plus précisément cet exemplaire, on s’aperçoit qu' un objet sphérique est échangé entre les deux personnages. Il pourrait s'agir simplement d'un globule de centrage de la monnaie utilisé lors de la gravure du coin et placé exactement à cet endroit.

Détail du Buste F5